La rationalisation des budgets militaires européens, ainsi que la hausse du cours des matières premières sont des facteurs contraignants quant aux coûts de production des systèmes d’armement.

DCN (anciennement direction des constructions navales), acteurs majeur dans le domaine naval s’est retrouvé face à la problématique suivante : comment parvenir à rationaliser tout le process achat ?

                                                          

DCN

               

Le point de départ de cette réflexion est la négociation en cours entre cinq des principaux constructeurs européens pour tenter de négocier ensemble l’achat des composants navires. En effet, l’idée lancée par le PDG Jean-Marie Poimboeuf au salon Euronaval 2004 a fait son chemin.

Une réunion, organisée ce mardi 29 novembre 2006 à El Ferror (Espagne) devrait confirmer le rapprochement entre DCN, BAE System, EVT, Fincantieri et Navantia. Celui-ci a pris forme sous la forme d’une association, le Warship European Procurment Club (WEP Club). Chaque membre serait responsable d’un ensemble de produits : BAE pour l’acier, DCN pour les vannes…

L’idée est de permettre à cette organisation de disposer d’arguments pour proposer des accords-cadres. Les gains espérés sont assez importants : entre 5 et 30% selon les composants.

Pour pouvoir tenir un rôle intéressant dans cette organisation, DCN mène depuis quelques années des restructurations en interne. La marine exige des systèmes toujours moins coûteux, tandis que dans le même temps l’Etat, en qualité d’actionnaire, exige des profits en hausse.

Naturellement le service achat est en ligne de mire : ils représentent 65% du coût d’exploitation. Il s’agit donc d’un domaine où l’entreprise doit porter en priorité ses efforts. Parallèlement, la réorganisation a lieu au niveau de l’ensemble du groupe, dans un souci de rationalisation des process : faire travailler l’ensemble des techniciens, des acheteurs mais également des fournisseurs dans l’optique d’une meilleure optimalité.

Si DCN veut profiter pleinement de son appartenance au Warship Club, elle devra améliorer sa propre situation économique. L’association est une solution pour faire face à un secteur certes porteur mais où les dépenses des clients sont de plus en plus contrôlées et où la concurrence tend à s’accroître.

Pour en savoir plus : http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=1585